La Méditation de Pleine Conscience Définition

Une tentative de définition

Le concept de Pleine Conscience est aussi difficile à saisir que le flocon de neige qui se dépose sur la main. Car il s’agit de l’expérimenter avant tout.

Quelques auteurs réputés, dont le fondateur du premier protocole validé, Jon Kabat-Zinn, se sont donnés la peine d’en donner une idée la plus précise possible. Ainsi, on peut dire que la Méditation de Pleine Conscience ou Mindfulness suppose d’être attentif de façon consciente et délibérée, dans le moment présent, sans porter de jugement critique sur ce que l’on est en train de vivre. Et d'apprendre à demeurer dans cet état.

Elle est, d’un point de vue plus thérapeutique, une manière de prendre soin de soi-même et d’utiliser pleinement des ressources qui sont souvent en sommeil, mais que nous pouvons réveiller pour les mettre au service de notre qualité de vie.
Une éducation qui cultiverait cette faculté à vivre le moment présent est pour le psychologue américain William James, l’« éducation par excellence » (1890).

Je dirais que la Pleine Conscience, et toutes les méditations qui permettent de la cultiver, nous aident à développer des qualités d’attention, d’ouverture et d’acceptation de soi et des autres, qualités nécessaires pour vivre dans une société plus humaine, de manière plus harmonieuse et détendue. Et plus joyeuse.

Références

  • Kabat-Zinn, J. (2009). Au cœur de la tourmente, la pleine conscience, De Boeck.

Développement en occident

La pleine conscience doit énormément, dans ces champs d’investigations, au bouddhisme. « L’art de la méditation », de Matthieu Ricard et  « Le miracle de la pleine conscience », de Thich Nhat Han, sont deux livres que je vous recommande pour en connaître plus sur la voie spirituelle de la Pleine Conscience.

La psychologie occidentale et la psychologie bouddhiste ont chacune mis au point des outils précieux pour nous aider à faire face aux défis que nous rencontrons dans nos vies et nous permettre d'élaborer de nouvelles stratégies pour y répondre.

Fondée sur l'expérience introspective, la psychologie bouddhiste a développé une compréhension phénoménologique remarquablement applicable à nos défis contemporains. En développant notre capacité à comprendre nos mécanismes psychiques, la pleine conscience nous offre plus qu'un simple outil d'intervention, la possibilité d'une puissance transformatrice et de régulation émotionnelle.

Mais pour entrer dans le monde scientifique occidental, cette connaissance n’était pas suffisante. Il a fallu bien sûr des validations en termes de preuves d’efficacité.

Dans les années 60, dans le champ du développement personnel, la méditation a pris un essor considérable, avec notamment la méditation transcendantale. Des études ont commencé à voir le jour à cette époque, mais elles manquaient de rigueur méthodologique et ont discrédité cette pratique.

Après une latence de plusieurs décennies, on assiste à une multiplication passionnante des travaux, des recherches, ce qu’on appelle des recherches cliniques dans le champ de la thérapie par exemple, et des recherches fondamentales, dans le domaine des neurosciences autour de la méditation de pleine conscience. Et ça, c’est une révolution !

 

Références

  • Wallace et Shapiro (2006). Mental Balance and well-being : building bridges between Buddhism and western psychology, 61, 690-701.